Elimination du scientifique iranien. Les leaders mondiaux se taisent

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A handout photo made available by Iran state TV (IRIB) on November 27, 2020, shows the damaged car of Iranian nuclear scientist Mohsen Fakhrizadeh after it was attacked near the capital Tehran. - The scientist died at the hospital from his injuries following an attack by "armed terrorists", Iran's defence ministry said in a statement. (Photo by - / IRIB NEWS AGENCY / AFP) / RESTRICTED TO EDITORIAL USE - MANDATORY CREDIT - AFP PHOTO / HO / IRIB NEWS" NO MARKETING NO ADVERTISING CAMPAIGNS - DISTRIBUTED AS A SERVICE TO CLIENTS FROM ALTERNATIVE SOURCES, AFP IS NOT RESPONSIBLE FOR ANY DIGITAL ALTERATIONS TO THE PICTURE'S EDITORIAL CONTENT, DATE AND LOCATION WHICH CANNOT BE INDEPENDENTLY VERIFIED - NO RESALE - NO ACCESS ISRAEL MEDIA/PERSIAN LANGUAGE TV STATIONS/ OUTSIDE IRAN/ STRICTLY NI ACCESS BBC PERSIAN/ VOA PERSIAN/ MANOTO-1 TV/ IRAN INTERNATIONAL /

Aucun commentaire n’a été émis par l’équipe de transition du président élu américain Joe Biden

Les responsables américains et les leaders mondiaux sont restés silencieux sur l’assassinat vendredi d’un scientifique iranien de haut rang travaillant dans le secteur nucléaire, tandis que l’ONU a appelé à la retenue et un ancien directeur de l’agence de renseignement américaine CIA l’a qualifié d' »extrêmement dangereux ».

Aucun commentaire immédiat n’a été émis par la Maison Blanche, le Pentagone, le Département d’État américain, la CIA ni même par l’équipe de transition du président élu américain Joe Biden.

Les dirigeants des autres pays ont également gardé le silence. Israël se tait, et aucun groupe n’en a revendiqué la responsabilité.

Mohsen Fakhrizadeh, 59 ans, était à la tête du département recherche et innovation du ministère iranien de la Défense lorsqu’il a été pris pour cible dans sa voiture par plusieurs assaillants, qui l’ont « gravement blessé ».

Il n’a pas pu être ranimé, a indiqué le ministère dans un communiqué.

« Un tel acte de terrorisme étatique constituerait une violation flagrante du droit international et encouragerait davantage de gouvernements à mener des attaques meurtrières contre des responsables étrangers », a pour sa part estimé l’ancien directeur de la CIA, John Brennan.

M. Brennan, qui était en poste de 2013 à 2017 sous la présidence de Barack Obama, a exhorté l’Iran à « résister à l’envie » d’exercer des représailles et d’attendre « le retour de dirigeants américains responsables sur la scène internationale ».