vendredi, mars 29, 2024
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Le SOUDAN face à un « coup d’État », dénonce le mouvement pro-démocratie

Après des semaines de tensions entre autorités civiles et militaires, des arrestations de dirigeants ont eu lieu, tôt lundi au Soudan, par des hommes armés non identifiés. Alors que l’accès à Internet a été coupé dans l’ensemble du pays, des responsables du bloc civil au sein du Conseil de transition appellent à la « désobéissance » face à un « coup d’État ».

Des hommes armés non identifiés ont arrêté plusieurs dirigeants soudanais tôt, lundi 25 octobre, a indiqué à l’AFP une source gouvernementale, après des semaines de tensions entre les autorités de transition civiles et militaires.

Le réseau Internet a été coupé à travers le pays, ont constaté des journalistes de l’AFP, tandis que des manifestants se rassemblaient dans les rues de Khartoum pour protester contre les arrestations.

Ces événements interviennent deux jours seulement après qu’une faction soudanaise appelant à un transfert du pouvoir vers un régime civil a mis en garde contre un « coup d’État rampant », lors d’une conférence de presse qu’une foule de personnes non identifiées avait cherché à empêcher.

  • 9 h 01 : l’Union européenne inquiète de la situation au Soudan

Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a fait part, lundi sur Twitter, de la grande préoccupation de l’Union européenne concernant l’évolution de la situation au Soudan, où un coup d’État militaire semble en cours.

Il a également appelé les parties prenantes et les partenaires régionaux à remettre sur les rails le processus de transition en cours dans le pays.

  • 8 h 29 : des forces armées détiennent le Premier ministre, Abdallah Hamdok

Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok, placé en résidence surveillée lundi matin par un groupe de combattants armés, a été transféré dans un lieu inconnu après avoir refusé de soutenir le coup d’État militaire en cours à Khartoum, annonce le ministère soudanais de l’Information.

Selon ce ministère, les militaires détenant le Premier ministre ont fait pression sur lui pour qu’il publie un communiqué soutenant le putsch en cours à Khartoum mais il a appelé dans un communiqué les Soudanais à descendre dans les rues pour « défendre la révolution » pacifiquement.

  • 8 h 27 : les États-Unis « inquiets »

Les États-Unis se sont dits « profondément inquiets » par les annonces d’arrestations de dirigeants civils au Soudan par des forces militaires.

Ces annonces d’une prise de pouvoir par les militaires vont « à l’encontre de la déclaration constitutionnelle (qui régit la transition dans le pays) et des aspirations démocratiques du peuple soudanais », a tweeté l’émissaire américain pour la Corne de l’Afrique, Jeffrey Feltman.

  • ​​​​​​8 h 20 : fermeture de l’aéroport de Khartoum et suspension des vols

La chaîne de télévision Al Arabiya, basée à Dubaï, a signalé la fermeture de l’aéroport de Khartoum et la suspension des vols internationaux.

Aucun commentaire n’a été effectué dans l’immédiat par l’armée. La télévision publique diffusait ses programmes habituels.

  • 8 h : les ministres arrêtés détenus par « les forces militaires »

« Des forces militaires » sont derrière les arrestations de dirigeants civils de la transition appréhendés à leur domicile avant l’aube au Soudan, assure dans un communiqué publié sur Facebook le ministère de l’Information.

« Les membres civils du Conseil de souveraineté » qui chapeaute la transition « et la plupart des ministres (…) ont été emmenés vers une destination inconnue », ajoute le texte.

  • 7 h 37 : la plupart des ministres et membres civils du Conseil de transition arrêtés

Le ministre de l’Information a confirmé, lundi, l’arrestation de la plupart des ministres et membres civils du Conseil de souveraineté qui chapeaute la transition au Soudan.

Dans son communiqué, le ministère ne précise toutefois pas si le Premier ministre, Abdallah Hamdok, fait partie des dirigeants arrêtés, alors que des médias ont rapporté qu’il avait été placé en résidence surveillée.

Selon la chaîne Al Hadath, citant des sources non identifiées, le Premier ministre a été placé en résidence surveillée lundi matin après qu’un groupe de combattants armés ont fait le siège de sa maison.

Reuters a de son côté appris, de sources familiales, l’arrestation lundi matin à son domicile du conseiller en communication d’Abdallah Hamdok.

  • 6 h 58 : manifestations à Khartoum, l’armée déployée

Un groupe à la tête du mouvement pro-démocratie, l’Association des professionnels soudanais (SPA), a appelé à une grève générale et à la désobéissance civile face au « coup d’État militaire ».

« Nous exhortons la population à descendre dans les rues pour les occuper et les bloquer avec des barricades, à organiser une grève générale et à ne pas coopérer avec les putschistes, en utilisant la désobéissance civile pour leur résister », déclare la SPA dans un communiqué publié sur Facebook.

Des manifestants brandissant le drapeau national ont incendié des pneus en différents endroits de Khartoum, a rapporté un journaliste de Reuters. 

L’armée s’est déployée dans la capitale Khartoum pour y restreindre les déplacements.

  • 6 h : des dirigeants soudanais arrêtés, Internet coupé

Des hommes armés non identifiés ont arrêté tôt, lundi, plusieurs dirigeants soudanais à leur domicile, a indiqué à l’AFP une source gouvernementale, après des semaines de tensions entre les autorités militaires et civiles de transition dans ce pays d’Afrique de l’Est.

Le réseau internet a été coupé dans tout le pays, ont constaté des journalistes de l’AFP.

Depuis l’éviction du président Omar el-Béchir, en avril 2019, le Soudan connaît une transition précaire entachée de divisions politiques et de luttes de pouvoir. Depuis août 2019, le pays est dirigé par une administration composée de civils et de militaires chargée de superviser la transition vers un régime entièrement civil.

Selon des analystes, les récentes manifestations de masse témoignent d’un fort soutien à une démocratie dirigée par des civils, mais les manifestations de rue risquent d’avoir peu d’impact sur les puissantes factions qui font pression pour un retour au régime militaire. (France24)

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