vendredi, mars 1, 2024
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Guinée : le colonel Doumbouya à Ankara

Pour les autorités, les violences n’étaient pas alimentées par des « revendications politiques » mais par des « actes de vandalisme et de banditisme ».

Mobilisation, appels à manifester, publication de vidéos, les réseaux sociaux ont participé au déclenchement de la contestation après la condamnation de l’opposant Ousmane Sonko au Sénégal à deux ans de prison pour corruption de la jeunesse.

Mais depuis quelques jours déjà, les autorités sénégalaises ont bloqué l’accès à certaines applications. Les utilisateurs sont amers.

« Interdire l’utilisation de Youtube, Whatsapp, Facebook, etc. C’est un énorme problème pour nous, parce que nous ne pouvons pas obtenir d’informations en temps réel sur les lieux de manifestations, et notre sécurité est en jeu. Je pense que l’accès à l’information est un droit et que l’État n’a pas le droit de crypter les réseaux. », regrette Cheikh Diouf, citoyen sénégalais.

Le gouvernement se défend en mettant en avant la diffusion présumée de messages haineux et subversifs sur des plateformes. Ce que contestent des internautes.

« La plupart des internautes soutiennent Ousmane Sonko, et même les artistes sont avec lui. C’est ce qui dérange les autorités qui ont coupé la connexion aux réseaux sociaux. Mais il n’en demeure pas moins que les internautes défendent la cause de Sonko », a déclaré Mame Mor, citoyen sénégalais.

Les autorités sont accusées d’avoir choisi de réprimer la contestation, loin des regards indiscrets des réseaux sociaux. Un huis clos dénoncé par des Sénégalais.

« Les manifestants postaient des vidéos sur les réseaux sociaux pour informer le monde entier, c’est pourquoi l’Etat a coupé le réseau. Ce sont les posts sur les réseaux sociaux qui informaient l’opinion internationale de la situation actuelle, et ça dérange le président, il veut nous couper du monde. En ce moment, il est difficile de partager l’information », explique Diomaye, citoyen sénégalais.

Amnesty International a dans un communiqué fustigé les restrictions au droit à la liberté d’expression et à l’information. L’ONG a appelé les autorités à rétablir les réseaux sociaux. (Africanews)

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